France Miscanthus a réalisé un mémo statistiques à partir des données PAC départementales sur les surfaces en miscanthus. Ce document reprend:
- les évolutions départementales et régionales depuis 2015 ;
- des estimations de production ;
- un bilan sur les débouchés actuels du miscanthus.
Vous pouvez télécharger ce document PDF en cliquant ci-après : Mémo statistique 2024 – Le Miscanthus en France
(mise à jour : 18/02/2025)
La combustion du miscanthus pour le chauffage est un débouché important de la filière. France Miscanthus propose un comparatif des prix en décembre 2024 par rapport à d’autres sources d’énergie.


À la demande de France Miscanthus, AgroSolutions a mené une Analyse du Cycle de Vie (ACV) afin de mesurer l’empreinte carbone du miscanthus en tant que source d’énergie pour le chauffage. Les résultats sont positifs à très positifs.

Photographie d’une chaudière au miscanthus
Quelques faits remarquables :
• Une empreinte carbone remarquablement faible pour la partie chauffage seule: seulement 6 g de CO2 par kWh produit, soit 40 fois moins que le gaz naturel et 50 fois moins que le fioul.
• En prenant en compte l’intégralité du cycle de vie du miscanthus, depuis sa production, le bilan GES est même positif ! L’étude montre que le bilan final est un stock de 1 tonne de eqCO2 par hectare et par an.
• Des performances globales surpassant les systèmes à base d’énergies fossiles, notamment en termes de réduction des gaz à effet de serre, de consommation d’eau et de ressources minérales.
• Les filières de miscanthus implantées localement s’intègrent parfaitement dans la bioéconomie et participent au développement durable des territoires qui les accueillent.
Pour en savoir plus, consultez la synthèse complète ici : ACV – Miscanthus et chauffage
Le miscanthus est une culture pérenne récoltée pendant près de 25 ans. Le miscanthus est une plante cultivée sans intrant, qui stocke du carbone dans les sols (étude CE-CARB) et qui est donc cultivable dans les zones de non-traitements, les zones de captage d’eau, les zones polluées. La variété implantée en France est le Miscanthus x Giganteus, un hybride stérile qui est donc non invasif. La canne de miscanthus est récoltée à l’ensileuse en sec à la sortie de l’hiver avec un taux d’humidité de 15%. Cette canne est notamment valorisable en paillage horticole.

Un paillage écologique
Le miscanthus est cultivé sans engrais ni produit phytosanitaire. Le paillage miscanthus limite la pousse des adventices en se substituant aux désherbants chimiques. De plus ce paillis est biodégradable et compostable en fin de vie, apportant de la matière organique au sol.
Un paillage favorisant la vie du sol
Le miscanthus évite le déssechement des sols, il capture l’humidité et la restitue au sol, facilitant ainsi le drainage des sols. Il permet également de lutter contre l’érosion des sols. Le paillage miscanthus est un bon isolement thermique protégeant les plantes des gelées hivernales. Enfin, ce paillis améliore la biodiversité du sol en favorisant notamment le développement des macro et micro-organismes du sol.
Un paillage qui dure
L’installation du paillage miscanthus est simple d’utilisation : en copeaux ou en granulés, son installation est simple et rapide ne nécessitant qu’un arrosage lors de sa mise en place. De plus il se stocke facilement et longtemps. Sa durée de vie comprise entre 2 et 3 ans est permise grâce à sa grande stabilité. Attention cependant le paillage miscanthus peut être sensible au vent.
Un paillage esthétique
Le miscanthus est recommandé par les paysagistes pour la mise en valeur de massifs fleuris grâce à ses teintes claires. D’après une étude Agrex Consulting de 2023, 30% des communes de Seine et Marne utilisent du paillage miscanthus pour lutter contre les adventices.
Un paillage économique
D’après une étude AgrexConsulting de 2023, l’installation du paillage miscanthus coûterait 6 euro/ha, ce qui est bien plus avantageux que d’autres solutions de paillage comme la fibre de coco ou l’écorce de bois.

Le miscanthus représente donc une solution de paillage intéressante pour les communes et les particuliers, et se développe ainsi depuis quelques années. Ses avantages écologiques, économiques, sa durabilité, sa simplicité d’usage ainsi que son aspect esthétique en font un incontournable du paillage végétal.
Les réductions de gaz à effet de serre des cultures de miscanthus bientôt valorisées par la nouvelle Méthode Grande Culture du Label Bas Carbone
Les avantages environnementaux du miscanthus sont aujourd’hui connus. En effet, cette plante pérenne qui se récolte pendant plus de 25 ans sans intrants phytosanitaires et sans fertilisation, permet le stockage de carbone dans les sols comme l’a démontré le projet CE-CARB.
C’est avec l’objectif de rémunérer ses éléments environnementaux positifs qu’une démarche d’intégration
du miscanthus à la mise à jour de la Méthode Grande Culture du Label Bas Carbone a débuté dès 2022. Cette démarche qui devrait normalement aboutir au second semestre 2024, permet d’ores et déjà la notification d’un projet Label Bas Carbone intégrant le levier miscanthus sur l’exploitation agricole. Ne sont éligibles que les parcelles nouvellement implantées à partir de la notification du projet. Ainsi, toutes les parcelles implantées en miscanthus en 2024 seront prises en compte dans les réductions d’émission de gaz à effet de serre pour les projets notifiés la même année. Le miscanthus étant une culture pérenne stockant du carbone durant tout son cycle de vie, il sera prévu par la nouvelle Méthode Grande Culture une rémunération anticipée des crédits carbones engendrés par le miscanthus sur une durée de 20 ans, perçue de manière anticipée au terme de la 5ème et dernière année de projet. Les crédits carbones seront générés à la fois par la réduction des émissions des gaz à effet de serre permise par l’itinéraire sans intrant du miscanthus, ainsi que par le stockage du carbone dans le sol permis par les rhizomes de la plante.

Pour rappel le Label Bas Carbone permet une aide à la mise en place de pratiques permettant l’amélioration de l’empreinte environnementale d’une exploitation agricole. Un projet du Label Bas Carbone dure 5 ans et rémunère l’amélioration du bilan carbone de l’entreprise (simulée par des modèles agréés par le Ministère de la Transition Ecologique) par le versement de crédits carbone pouvant être revendus aux entreprises soucieuses de compenser leur empreinte carbone irréductible.
Du fait de la complexité administrative que peut représenter le lancement un projet Label Bas Carbone, il est recommandé pour les exploitants agricoles souhaitant développer un tel projet, de se rapprocher d’entreprises spécialisées dans l’élaboration de projets Label Bas Carbone, des Chambres d’Agriculture, des coopératives le proposant, etc, et disposant des outils de simulations nécessaires aux calculs des réductions d’émissions de gaz à effet de serre.
Le miscanthus prospère là où d’autres cultures échouent, dans des champs qui autrement seraient non rentables ou à haut risque, et les recherches montrent que non seulement il peut bien pousser dans les zones gorgées d’eau, mais qu’il assure également la stabilité des sols !
Les résultats d’une étude de l’Institute of Biological Environmental and Rural Sciences (IBERS) de l’Université d’Aberystwyth (Pays de Galles) ont conclu que le Miscanthus peut prospérer dans les champs gorgés d’eau, qu’il assure la stabilité du sol et que le rendement des cultures n’est pas affecté par un excès d’eau
Selon l’auteur de cette étude (Dr Jason Kam) la qualité des récoltes n’est pas compromise par les inondations. « Il n’y a pas de différence significative en termes de rendement et d’autres développements physiologiques. La hauteur observée et le nombre de talles ne présentent aucune différence entre les sols inondés en hiver et les sols non inondés.
« En raison de la nature vivace du Miscanthus, une plantation annuelle n’est pas nécessaire. Cela réduit donc au minimum la perturbation du sol ». « La structure du rhizome et des racines du Miscanthus aide à stabiliser les sols, les rendant plus résistants à l’érosion des sols provoquée par les inondations ».
Source Energy Now (Décembre 2023)
Excellent reportage avec Alexandra Dutay, technicienne de cultures chez Novabiom (Adhérent France Miscanthus)
⚡A découvrir sur la chaine youtube PowerBoost l’émission TV entièrement consacrée à l’agriculture !
